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Catégorie : Envie de douceur

Caramel au miso blanc

Le miso, c’est un peu comme la pâte de crevettes, le cénovis ou le camembert, la première fois que tu plantes ton nez dessus, tu as envie de partir en courant. Depuis que j’habite en Thaïlande, je me suis habituée aux odeurs de nourriture qui dérangent, ici on a quand même le durian et le Jambada qui sont 2 fruits qui dégagent une odeur putride, la pâte de crevettes et autres liquides à base de gouramis fermentés, les odeurs de viande pas fraîche au marché, le poisson séché, le porc fermenté … mais le somment de l’horreur, pour moi, ce sont les pousses de bambou fermentées en saumure qui, une fois cuites, dégagent une odeur puissante de pipi de chat (sans déc ! je te jure que c’est vrai).

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Petits puddings banane, coco et rhum

Si je poste mes recettes à un rythme de moins en moins soutenu, ce n’est pas par perte de motivation, c’est juste que la vie au sud de la Thaïlande ne m’offre pas vraiment de répit.
Il y a eu la fin du semestre scolaire avec la correction de 200 copies en l’espace de 2 jours, la recherche d’un nouveau logement et puis la création d’un site web avec réservation en ligne pour un charmant petit resort sur une île paradisiaque de la région.
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Kanoum Krok – petites crêpes à la noix de coco

Aujourd’hui, un peu de douceur dans ce monde de brutes !

Les Kanoum krok sont généralement préparés comme snack de l’après-midi. Ici, les gens ne mangent pas vraiment de dessert mais ils aiment bien grignoter toute la journée. Le truc horrible avec ces kanoum krok, c’est qu’ils sont tout croustillant à l’extérieur, tout fondant dedans et qu’ils sont sucrés juste ce qu’il faut … du coup, quand tu les vois en cours de fabrication dans la rue, tu ne peux pas t’empêcher de t’arrêter pour en acheter.
Comme on les trouve un peu à tous les coins de rue, je ne me suis jamais vraiment donnée la peine d’en préparer moi-même.

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Courge caramélisée et lait de coco

Ce dessert est une vraie tuerie. Ici, il est servi avec du lait de coco dans lequel tu peux ajouter des glaçons, si tu le souhaites … mais tu peux très bien supprimer le lait de coco et servir la courge caramélisée tiède sur une boule de glace “fleur de lait” ou coco.

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Depuis longtemps déjà, je voulais préparer ce dessert, le problème a été d’obtenir la recette. Une recette thaïe est à l’image de la vie quotidienne dans mon bled : floue et fluctuante. Je te jure, il faut que tu essaies la prochaine fois que tu viens en Thaïlande : tu demandes à une personne locale de t’expliquer comment préparer un plat que tu aimes. Et là, deux possibilités : soit tu es dans un jour de patience infinie et tu essaies de poser des questions pour obtenir des informations précises que tu n’obtiendras pas, soit t’es dans un jour de trop-plein et tu rentres à la maison broucouille.
La technique qui marche le mieux, c’est l’espionnage : il s’agit de rester dans la cuisine au moment de la préparation du plat et de prendre note de ce qui est fait. Du coup, pas besoin de poser de question et pas besoin de s’énerver.
Je pense que c’est difficile d’obtenir une recette car les gens n’en lisent pas. Ils cuisinent comme ils ont appris à la maison, en famille. Personne ne mesure précisément des aliments et personne n’écrit les recettes.

Juste pour te donner l’exemple de ma courge, j’ai d’abord essayé de demander la recette à Nan.
Il a dit : “oh, c’est super facile à faire, il faut nettoyer la courge et la cuire dans du caramel”.
J’ai évité de dire à haute voix toutes les remarques sarcastiques qui dansaient dans ma tête et j’ai demandé quelle quantité de sucre il fallait mettre par kilo de courge.
La réponse a été “il faut pas en mettre trop” … no comment !

J’ai ensuite demandé à mes collègues de m’expliquer comment préparer cela.
Réponse : “tu cuis la courge et tu mets le caramel dessus”.
Question :  “tu cuis la courge dans le caramel ou séparément ?”
Réponse : “comme tu veux …”
… désespoir…

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Petits pots de crème de mangue

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En Thaïlande, les mangues sont absolument délicieuses. Il en existe une multitude de variétés.
Les plus petites sont de la taille d’un abricot. On peut les acheter vertes pour les préparer en salade ou en salsa, elles sont extrêmement acides. Une fois mûres, elle ont une belle couleur orange, elles sont alors très parfumées et conservent un peu de leur acidité. Elles sont très prisées et ne sont pas disponibles toute l’année.  Mûres, elles coûtent une fortune : 5 euros par kilo (ça te fait sourire mais, ici, c’est très cher).

Les plus douces sont les mangues de forme allongée (mangue jaune au premier plan sur la photo). Elles sont incroyablement sucrées et parfumées. En comparaison avec les petites mangues pré-citées, elles coûtent 35 baht par kilo, ce qui correspond à moins d’un euro. Contrairement aux mangues que je mangeais en Europe et qui provenaient d’Afrique, celles-ci n’ont pas du tout le goût fort et un peu poivré  qui me dérange parfois dans la mangue. Elles sont juste délicieuses. Vertes, elles se mangent comme une pomme avec un peu de sel et de piment en poudre. Elles ne sont pas acide même lorsqu’elles ne sont pas mûres.

Les mangues un peu plus rondes et de plus grande taille sont légèrement acidulées. Elles sont bonnes mais je ne les aime pas autant que les mangues allongées.

J’ai toujours de la peine à faire des desserts variés à base de mangues car je ne trouve que rarement les ingrédients nécessaires. La plupart des desserts contiennent de la crème fraîche, des amandes, du chocolat  et plein d’autres ingrédients que je ne trouve pas ici. De plus, je n’aime pas le goût que prend la mangue une fois cuite. Cela limite donc les possibilités.

Alors lorsque j’ai découvert cette recette sur le blog Alter Gusto de Carole autant te dire que j’ai foncé au magasin pour me procurer des yogourts.
Les yogourts que je trouve ici ne sont pas extraordinaires et pourtant ces crèmes de mangue sont très bonnes. Autant dire qu’avec les yogourts que tu peux trouver en Europe, cela va être un délice !

Liste des ingrédients pour 6 petits pots de crème :

350 gr de chair de mangue bien mûre

300 gr de yogourt grec nature, non sucré

50 gr de lait concentré sucré

une pointe de couteau de cardamome en poudre (facultatif)

Les crèmes se cuisent au bain-marie. Il faut donc un plat à gratin qui puisse contenir tes 6 petits pots de crème.

Préchauffe le four à 140°C. Place à l’intérieur le plat à gratin rempli d’eau chaude (attention au niveau d’eau, pas que cela déborde lorsque tu y déposeras tes crèmes).

Dans le bol d’un mixer, réduis en purée 250 gr de chair de mangue. Ajoute le yogourt, le lait concentré sucré et la cardamome. Mixe bien. Goûte et ajoute un peu de lait concentré si tu le souhaites.

Coupe en petits dés les 100gr de chair de mangue restants. Répartis-les dans le fond des pots. Verse la crème de mangues par-dessus.

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Fais cuire au bain-marie durant 25 minutes.

Laisse refroidir puis place au frais durant au moins 3 heures pour que les crèmes prennent bien.

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Dessert thaï à la courge

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Les desserts thaï, en soi, ça n’existe pas ! En tous cas pas dans cette région de la Thaïlande. Il y a des tas de préparations sucrées à base de riz et de noix de coco principalement mais elles ne sont jamais servies en dessert. Ici, on mange une triple portion de riz pour chaque repas avec un petit peu de viande ou de légumes mais jamais de dessert. Par contre, en plus des 3 gros repas par jour, on prend des collations à longueur de journée et c’est généralement entre les repas qu’on mange les desserts.
Les plats sucrés ne sont pas des desserts comme on les entend en Europe. Rares sont les personnes qui ont un four dans leur cuisine, on prépare tout sur un réchaud à gaz. Cela signifie qu’on trouve rarement des gâteaux incroyables ou des tartes aux fruits. Le taux d’humidité fait que le pain et les pâtisseries se conservent mal et deviennent tout mous très rapidement.
Parmi les desserts, il y a tous ceux à base de :
– riz gluant (stick rice) : riz gluant à la mangue (un des grands favoris), riz gluant à la coco cuit dans un morceau de cane à sucre, riz gluant noir à la coco, …
– de crêpes : petites crêpes au lait de coco (à tomber à la renverse), crêpes de farine de riz farcies à la pâte de haricot ou à la crème de padan, ou encore des crêpes farcies d’un mélange de sucre de palme et de coco fraîche, …
– de courge : courge au caramel (c’est trooooo bon), courge au lait de coco, courge entière farcie de pudding à la coco et coupée en tranches, …
– perles de tapioca : là, on touche au domaine du bizarre pour moi : on mélange de la glace pilée, des perles de tapioca, des sirops, des fruits étranges… pour obtenir un mix de plein de trucs assez gluant-sucré-sans goût distinct.
– les beignets : de bananes, de jackfruit, de patates douces, de taro, …
– les gelées : de coco fraîche et de plein d’autres trucs que je n’arrive pas à décrire.
J’en oublie sans doute !

Ce dessert-ci est absolument parfait pour les froides journées d’automne et d’hiver !
Il peut être servi chaud, tiède ou froid. Il m’est arrivé d’en préparer lorsqu’on rentrait de plongée, frigorifiés (en saison des pluies il peut faire bien froid quand on est tout mouillé et qu’il n’y a pas de soleil) et cela a toujours rencontré un grand succès !

C’est très facile à préparer, les perles de tapioca ne sont pas indispensables mais elles apportent un petit truc en plus !

tapioca

Il est important de bien équilibrer le sel et le sucre dans le lait de coco. Le lait de coco peut être très écoeurant s’il est trop sucré et très fade s’il ne l’est pas assez.  En ajoutant beaucoup de sucre, on a un dessert pas fade et en ajoutant un peu de sel, on retire cette impression de lait de coco écoeurant. Le mieux est de ne mettre ni trop de sel ni trop de sucre en cours de préparation et d’en ajouter petit à petit lorsque le plat est prêt, jusqu’à ce que le goût nous plaise bien.
L’autre point important est de ne pas trop cuire la courge. Il faut qu’elle soit juste tendre, pas croquante mais pas fondante. Si elle est trop cuite, elle se défait et le dessert n’a plus aucun intérêt.

Voici la liste des ingrédients, clique sur l’image pour la voir en plein écran :

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Prépare la courge : retire la peau et les graines. Coupe-la en petits cubes de 1cm de côté.

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Dans une casserole, porte à ébullition le lait de coco et l’eau, 2 c.s. de sucre et 1/2 c.c. de sel.
Baisse le feu, ajoute les perles de tapioca et laisse mijoter 10 minutes à feu doux.
Goûte le lait de coco, ajoute un peu de sucre et de sel jusqu’à ce que le mélange soit à ton goût. Pour cette recette, j’ai utilisé 2 c.s. de sucre et  1 c.c. de sel rase car j’aime quand ce n’est pas trop sucré. A toi de voir.

Ajoute les dés de courge et cuis-les dans le lait de coco jusqu’à ce qu’ils soient à peine tendre (5-7 minutes). Ils termineront la cuisson lors du refroidissement du lait de coco.

A servir chaud (s’il fait bien froid dehors) ou froid (s’il fait bien chaud dehors).

Retour de vacances et petits gâteaux qui envoient du rêve

Nous venons juste de rentrer de 5 semaines de vacances en Suisse… eh oui, nous faisons les choses à l’envers !
Nan a découvert les montagnes et la neige, il a aussi découvert la nourriture Européenne.
Je prépare souvent des salades, des pâtes ou des plats au four, mais il est vrai que les ingrédients que l’on trouve en Thailande pour cuisiner de la nourriture européenne ne sont pas au top ! J’avais donc beau dire à Nan que même s’il ne trouve pas fantastique lorsqu’il mange italien ou français en Thaïlande, il apprécierait cette même nourriture un fois en Suisse, il ne voulait pas me croire.
Nous avons donc emporté dans nos bagages un rice cooker et des tonnes de réserves de nourriture thaï car il avait peur de crever de faim. C’était d’ailleurs sa palus grande angoisse à propos de nos vacances. Incroyable, non ?
Autant dire que pour ma part, je n’avais aucune envie de manger du riz une fois en Suisse !!
Après 4 ans d’abstinence, avoir droit à de vraies salades, du pain croustillant, des fromages de toutes les couleurs, des légumes du jardin parfumés et de la viande de boeuf tendre, des poissons frais du lac et surtout des fraises, des pêches, des framboises ! LE PARADIS !
Nous avons été reçus comme des rois et tout le monde nous a préparé, avec amour, des repas absolument délicieux.
Nan a, lui aussi, découvert et apprécié tout cela et nous n’avons utilisé le rice cooker qu’en de rares occasions.

Nous sommes montés à 3000 mètres, sur le glacier des Diablerets, pour trouver un peu de neige… Nan a beaucoup aimé le froid (modéré) et la neige mais selon lui : “c’est bien juste pour voir, un jour ça suffit”.

glacier

Nous avons n’avons pas manqué l’incontournable jet d’eau de Genève. Splendide journée au bord du lac.

jetdeau

Nan n’a pas pu s’empêcher de prendre des dizaines de photos de bornes pour collecter les poubelles… c’est vrai que pour un non-Suisse c’est un concept un peu extravagant. Pour un asiatique, devoir payer une taxe par sac de poubelle utilisé, ne pouvoir utiliser que les sacs poubelle vendus par l’Etat, devoir trier ses déchets et ensuite les apporter soi-même aux emplacements prévus à cet effet, c’est irréel. Pour comprendre le principe, pas de soucis, il le comprend mais ce qu’il ne comprend pas c’est que tout le monde l’applique !

poubelles

Je suis revenue en Thaïlande les bras chargés de cadeaux à dévorer (et toujours sans aucune envie de recommencer à manger du riz) : chocolat, thés parfumés, graines à germer pour les salades, fromages, saucisses au chou, du sucre rose au goût de tarte aux fraises (utilisé sur mes petits gâteaux), des fraises tagada, des dragibus… Merci à ma famille et à tous mes supers potes qui me manquent déjà !
Tout cela pour dire que je n’ai pas beaucoup cuisiné thaï depuis que nous sommes rentrés… en fait je n’ai pas beaucoup cuisiné quoi que ce soit vu tout ce qu’on a boulotté durant un mois !

J’atterris en douceur et je fais les choses au ralentis… rythme suisse ?

En faisant mes commis, il y a quelques jours, je suis tombée sur un giga pot de crème aigre (crème acidulée). C’est particulièrement étonnant car c’est un aliment que je n’ai encore jamais vu dans un magasin de la région. Comme de bien entendu car personne ne cuisine avec de la crème – et encore moins acidulée – en Thaïlande, ce pot était en liquidation (1 euro pour 1/2 litre) car la date était arrivée à échéance. Ni une ni deux, j’ai sauté sur l’occasion de devoir cuisiner “farang style”.
J’ai fait une sauce pour des légumes à grignoter crus, des pommes-de-terre au four avec une autre sauce… puis l’inspiration a manqué…
Pour finir le pot, je suis allée faire un tour sur le net en guise d’inspiration et je suis tombée sur une recette incroyable :
Un gâteau sans farine, comme un cheese cake mais sans le fond et avec un glaçage à la crème acidulée…
2 gros avantages pour mon mois de la “slow motion” : vite préparé et avec un salissage de cuisine minimal : un plat creux, un mixer et un moule pour la cuisson. J’étais déjà conquise avant même d’avoir essayé.
Et quand finalement, j’ai mordu dedans… oh là là… tropdéliretellementcestsucculent !

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Confiture ultra-rapide de mangues

J’aime les confitures. Chaque fois que je fais du pain, je me mords les doigts de pas avoir de confiture sous la main. En Thaïlande les confitures sont inmangeables, elles sont un million de fois trop sucrées et bourrées de colorants et autres trucs pas nets.
Mes amis m’en apportent quand il viennent me trouver mais elles ne durent jamais bien longtemps. Ma préférée de tous les temps : ABRICOT !
et juste derrière dans le classement : “framboises du jardin” et “raisin rouge de grand-maman”
Ouh là, rien que d’y penser, je salive.

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Cake moelleux au citron vert et au gingembre

Ce cake imbibé de sirop de citron vert est incroyablement moelleux. Comme tu le sais déjà, je suis une inconditionnelle du gingembre et j’en ajoute à peu près partout, y compris dans mes desserts. Cette recette de cake moelleux au citron est un classique suisse que nous avons tous préparé un jour dans notre jeunesse. Cette recette est publiée par Betty Bossi. Je l’ai modifiée pour en faire des mini cakes au citron vert et au gingembre.

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